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Micro Ouvert #1 : « Gouvernement ouvert : pour une nouvelle culture de gouvernance »

Publié le 02 juin 2021

Mauricio Mejia, Policy analyst OCDE

   

La Direction interministérielle de la transformation publique (DITP) a accueilli le 12 mars 2021 Mauricio Mejia, policy analyst auprès de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Où le Gouvernement Ouvert trouve-t-il son origine ? Qui peut y prendre part et comment créer une culture de gouvernance qui donne toute sa place aux citoyens ? Pour Mauricio Mejia, quatre enjeux phares sous-tendent la démarche : la transparence, l’intégrité, la participation et la redevabilité.

Une culture de gouvernance portée par l’OCDE

Les 4 enjeux du Gouvernement ouvert s’incarnent dans une « culture de la gouvernance » telle que décrite par l’OCDE en 2017 à l’issue d’une consultation publique réunissant plus de 100 personnes issues de 40 pays : « une culture de la gouvernance qui promeut les principes de transparence, d’intégrité, de redevabilité et de participation des citoyens et des parties prenantes, au service de la démocratie et de la croissance inclusive ».
 

Une démarche engagée par Barack Obama dès 2008

C’est dès 2008 que Barack Obama, nouvellement élu, a transmis auprès de l’ensemble de son administration un memorandum appelant à viser une administration plus transparente, collaborative et participative. De cette initiative est née le dispositif « Gouvernement Ouvert », la France s’y est jointe en 2014 et a organisé le Sommet mondial en 2016. Aujourd’hui la France prépare l’élaboration du 3e Plan d’action pour la période 2021-2023.

« Dépasser les actions isolées, envisager des démarches plus globales »

Créer cette culture de gouvernance doit être un but des Etats engagés dans le partenariat : « si on veut changer la manière dont interagissent les citoyens et les Etats, si on souhaite établir une plus grande confiance entre citoyens et Etat, il faut réellement faire un changement de culture » insiste Mauricio Mejia.

Pour créer cette culture, il est nécessaire de dépasser les actions isolées, d’envisager des démarches plus globales – au-delà des contributeurs habituels, des approches qui touchent et s’adressent au grand public et aux agents publics.

« Plusieurs outils sont nécessaires pour créer une nouvelle culture de la gouvernance : développer les compétences des agents publics, donner les moyens aux citoyens de participer, proposer une stratégie publique à long terme … »

« La mesure d’impact est très importante »

Pour un Etat vraiment ouvert, toutes les institutions doivent donc « jouer le jeu » (Gouvernement, Parlement, Autorités locales) et donner des gages de leur ouverture.

La mesure d’impact est très importante dans ce système car il faut montrer que cela marche. Il faut pouvoir mesurer l’effectivité des mesures mises en œuvre dans le cadre du Gouvernement Ouvert.

A l’international plusieurs exemples viennent nourrir le Gouvernent Ouvert : la mise en place d’une consultation pour co-créer la Constitution de la ville de Mexico, des audiences publiques en ligne avec une publication des agendas des différents tribunaux en Argentine, le hackerlab auprès de l’administration du Brésil qui permet de faire collaborer société civile et agents publics, intégration du sujet Gouvernement Ouvert dans les classes de primaire, collège et lycée en Espagne.

Pour Mauricio Mejia, ouvrir largement l’élaboration d’un plan d’action national participe au changement de la culture de gouvernance nécessaire au renforcement de la confiance des citoyens dans l’action publique.

Micro Ouvert #1 : Intervention de Mauricio Mejia
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